FLASH INFO

Samedi 05 Jan 2019 - 16H : Cérémonie officielle de présentation du pagne RHDP - Au palais de culture de Treichville
Samedi 26 Janvier 2019: 1er Congrès Ordinaire de création du RHDP - Au stade Felix Houphouet Boigny

LE GRAND DESTIN

henriette diabateFaut-il vraiment y aller et franchir ce pas ? Est-ce nécessairement la       solution pour nous ? Nombreuses sont les interrogations qui ne cessent de circuler dans les cercles du Rassemble-ment des Républicains. Le RDR, notre grand rassem-blement, qui par monts et vallées, au prix de mille et un sacrifices, y compris le plus suprême, a conquis le pouvoir d’Etat, est face à une responsabilité histo-rique. Celle de son destin qui fait désormais corps avec celui de la nation entière. Dans quelques heures, nous, militantes et militants, unis derrière le Président d’honneur, SEM. Alassane Ouattara et l’ensemble de la direction du parti, serons amenés à nous prononcer sur l’ave-nir de notre parti. Enga-gés depuis mai 2005, à la faveur de la signature de la plateforme de Paris créant

le Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dans un processus de rassemblement des enfants d’Houphouët-Boigny, nous sommes, encore une fois, à l’avant-garde de cette transformation qui suscite ici crainte, là-bas hésitation.

Nombreuses sont les personnes qui n’ont qu’une idée toute relative de l’histoire, il est vrai récente, mais plus que décennale, du RDR. C’est la raison pour laquelle, il est nécessaire de rappeler le passé, de faire face à l’actualité et d’envisager l’avenir. Les enjeux nous le recommandent. Dès sa naissance, le RDR s’est positionné comme un parti de rupture, avec une identité propre et des objectifs clairement définis : conquérir le pouvoir et reposition-ner la Côte d’Ivoire sur les sillons de la Démocratie et du Developpement. Dans le flot la noria des partis politiques existants, il ne fallait pas donner l’impression d’un parti de trop ou de plus. Mais, plutôt se positionner en une alternative, pour sauver cette nation qui, visiblement avait perdu les repères de la philosophie du Père-fondateur. Vingt-quatre an-nées de parcours nous ont muris, forgés et aguerris. Le moment est venu de passer à une autre étape de la reconstruction de l’héritage. Notre histoire et l’environnement politique le recommandent. Nous avons : une nation à porter vers l’emergence, des populations à rassembler autour de l’ideal de l’Ivorien Nouveau et une communauté internationale à rassurer. Les enjeux pour notre coalition politique, au-delà des des calculs politiciens et des intérêts égoïstes, sont grands. Nous devons prendre date avec l’histoire et projeter la Côte d’Ivoire sur son devenir dans le monde futur. Le monde est aujourd’hui à la croisée des chemins. Les crises sous régionales, régionales ou mondiales ne sont pas faites pour nous rassurer. Dans ce monde, les faibles sont écrasés. Il nous faut construire un socle politique fort et solide pour faire front aux chocs endogènes et exogènes à un moment où tout semble instable.

Militantes, militants, il incombe à chacun et à chacune d’entre nous de prendre une part active à cette construction historique. De l’alliance, au groupement politique à la fusion, en avant pour le pas décisif. Le parti unifié montre aussi notre commune volonté de pour-suivre la voie du développement pacifique et de la sauvegarde de la paix en Côte d’Ivoire et dans le monde entier.

Bon congrès à toutes et à tous.

Henriette Dagri-Diabaté

 

Présidente du RDR

 

18 MAI 2005 CE JOUR LA...

rhdpL’histoire des hommes et des peuples n’a jamais été linéaire. Il y a 13 ans, s’écrivait une page de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Histoire pathétique tant par le contexte, les circonstances que par la profondeur et la densité de l’acte, en termes de portée historique, que de fidèles disciples du père fondateur, Félix Houphouët Boigny, posèrent à Paris. Mais pour cela, il avait fallu attendre douze longues années de turbulence et d’intempéries politiques, après la mort du vénérable Bélier de Yamoussoukro, pour en arriver à tracer les linéaments  de ce qui est devenu et deviendra définitivement le parti unifié : RHDP.

Ce jour-là, des formations politiques posèrent les jalons d’une alliance, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix. Comme, quelques décennies plus tôt, Félix Houphouët Boigny et ses pairs portèrent sur les fonts baptismaux le Rassemblement Démocratique Africain  (RDA).  Mais  c’était dans une vision intégrationniste plus large et continentale pour ne pas dire panafricaniste. Quoi qu’il en soit, le 18 Mai 2005, dans la ville lumière, le Rassemblement des Républicains.

(RDR), le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’Union pour la Démocratie et pour la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) s’accordèrent sur la mise en place d’une plateforme regroupant des forces politiques d’obédience houphouëtiste.
De ce jour, au 10 avril 2018, la Côte d’Ivoire put assister aux vagissements du nouveau-né et à ses premiers pas qui ne furent cependant pas faciles, dans un environnement dominé, depart en part, par un ogre redoutable celui-là même qui tenta d’humilier, à l’aube des années 90, le père fondateur et qui jamais ne s’est réclamé de son école : le Front Populaire Ivoirien (FPI) et ses alliés tenant despotiquement et sans partage les rênes du pouvoir d’Etat. Devant l’adversité, et les tentatives de division ou de corruption, l’alliance tint. Certes, il y eut des quasi-reniements, des coups de colère, des incompréhensions, mais pour l’essentiel, rien ne parvint à affaiblir le RHDP qui, d’année en année, s’affirma.
Et lorsqu’intervinrent les joutes électorales de 2010 le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix démontra une telle force, une telle cohésion dans ses rangs, que le camp adverse en fut si désemparé et déstabilisé stratégiquement, qu’il tenta une véritable O.P.A sur le pouvoir ne visant en réalité qu’à le confisquer. Mais le subterfuge ne tint pas. Et tel un château de cartes, l’édifice fantomatique et faussement patriotique s’écroula, non sans emporter de innocentes vies. Le sang des martyrs pour la liberté … Bis repetita en 2015. Grâce au candidat unique issu de l’appel de Daoukro : Alassane Ouattara. Le plébiscite avec pas moins de 83,66% des suffrages pour un deuxième mandat. Historique et grandiose. En un mot : le Triomphe.
Faille-t-il tirer  leçon de tout cela ? De toute évidence. C’est la mutation nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, de l’alliance RHDP en parti unifié pour garantir les victoires futures, la stabilité, la paix et la prospérité de la Côte d’Ivoire.

Bamba Alex Souleymane

 

AUDIENCES FORAINES, CI, PRESIDENTIELLES 2010... LES GRANDES VICTOIRES DU RHDP

audiences foraines CIAussitôt réunis, les fils d’Houphouët Boigny savent les enjeux qui les attendent. Pas de temps à perdre et il faut multiplier les rencontres pour définir les stratégies. L’enjeu de la sortie de la crise étant la bataille électorale, tout est mis en œuvre pour la gagner.    Quand s’ouvre les audiences foraines, le RHDP donne le ton et mobilise ses partisans pour mener à bien cette opération et surtout pour que ces derniers puissent avoir un acte de naissance en prélude à l’opération d’identification qui devrait suivre. Là encore, l’on se souvient des comités de veille mis en place par le RHDP permettant, à ses partisans d’être les premiers dans les rangs de l’enrôlement dès le début de l’opération    en septembre 2008. L’opération est une réussite et le camp d’en face pris à contrepied essaie de faire son retard en lançant en grande pompe des campagnes de sensibilisations mettant à   contribution les médias d’Etat et les artistes. Peine perdue. La machine RHDP était déjà bien rodée pour l’opération et les intimidations et autres tracasseries se sont heurtées à un véritable mur. Le RHDP pouvait alors sereinement veiller sur la composition de la Commission électorale et obtenir l’organisation transparente des élections.  Laurent Gbagbo qui a pensé qu’en enlevant Beugré Mambé à la tête de la CEI il pouvait retourner la situation en sa faveur, se trompera encore lourdement. Jouant sur une probable division entre les fils d’Houphouët, il mordra la poussière après plusieurs tentatives infructueuses. De façon habile, le RHDP, concentré sur son objectif parvient à ramener Gbagbo sur terre et à le conditionner pour l’organisation des élections. A cette époque, chaque parti ignore son véritable poids politique et les alliés décident de faire chemin séparés, convaincus d’avance d’un second tour. Ils n’auront pas tort et déjouerons les pronostics des plus sceptiques en se mettant tous autour du candidat Alassane Ouattara. La bataille s’annonçait épique et le président Henri Konan Bédié a su tirer les autres partis du RHDP rejoints, entre temps, par l’UPCI et le PIT. La plus grande victoire du RHDP était à portée de main et rien ne pouvait l’arrêter. Ecrasé dans les urnes, Laurent Gbagbo échoue dans sa tentative d’empêcher la proclamation des résultats dans les délais règlementaire. Son ami Yao Ndré à la tête du conseil constitutionnel qui vole à son secours ne parviendra pas à le sauver. La machine du RDHP obtient le respect du vote des ivoiriens tel qu’exprimer dans les bureaux de vote donnant son candidat vainqueur avec plus de 54% des suffrages exprimés.

Assa Beda

 

 

RASSEMBLEMENT DES HOUPHOUETISTES UNE GAGEURE


rassemblement des houphpoutistes une gageureL’ACTION SECRÈTE DU PRÉSIDENT JOHN KUFFOR


Quand, les 29 et 30 juillet 2004, le Ghana du Président John Kuffor accueille pour la 3ème fois des pourparlers inter-ivoiriens, baptisés Accra III, très peu d’observateurs pouvaient  deviner, au-delà de cette hospitalité, un signe de l’Histoire. Et pourtant, les premières lettres d’un autre pan de l’histoire de la Côte d’Ivoire avaient commencé à être écrites, en marge de ces délicates négociations qui réunissaient dans la capitale ghanéenne les principales Forces Politiques Ivoiriennes, signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis. Outre le pouvoir, représenté par le FPI et ses satellites, l’opposition, multi-facette, était composée d’une part, du PDCI-RDA, du RDR, du MFA, de l’UDPCI, et de l’ex-rébellion (MJP, MPCI, MPIGO), et d’autre part, le PIT et l’UDCY. Ces discussions qui visaient à    relancer la mise en œuvre de l’Accord de Linas- Marcoussis, s’étaient tenues, en présence de plusieurs Chefs d’État africains, a l’invitation du Président en exercice de la CEDEAO, John Kufuor, et du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan. Mettant à profit le vent favorable de la rencontre au sommet des principaux acteurs politiques ivoiriens, le Président John Kuffor s’est secrètement employé a réconcilier les frères ennemis des années 1990 que furent les Présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, tous deux présents à Accra, dans le même camp, celui de l’opposition au régime de Laurent Gbagbo. Regroupé alors dans un informel G7, constitué du PDCI-RDA, du RDR, du MFA, de l’UDPCI et des trois mouvements armes (devenus Forces Nouvelles) le MJP, le MPCI et le MPIGO, ce groupe tentait, sans succès malgré quelques petits pas, de faire appliquer les clauses de l’Accord de Linas-Marcoussis, qui devait permettre l’organisation d’élections présidentielles transparentes et ouvertes à tous. En fait, les manœuvres de rapprochement Bédié-Ouattara ont débuté le 28 juillet, la veille de la rencontre au sommet ayant débouché à la signature de l’Accord d’Accra III. Selon une source diplomatique proche de l’ancien Premier Ministre ivoirien Seydou Elimane Diarra, c’est le Président ghanéen qui, dans l’organisation pratique du sommet, a instruit ses services aux fins  d’héberger Ouattara et Bédié dans des suites voisines qui se font face. Cette mise en situation avait pour but  HOUPHOUETISTES, de créer les conditions de  contacts permanents, faire en sorte qu’ils ne puissent s’ignorer et, ainsi, faciliter la communication entre les  deux  leaders.  En fin politique, le Président Kuffor était convaincu qu’une vraie solution durable à la grave crise politique ivoirienne ne pouvait émaner que d’une réconciliation des héritiers politiques de Felix Houphouët-Boigny et partant, de l’union de la famille politique Houphouëtiste. Cette crise, faut-il le rappeler, a impacté négativement la vie économique et sociale de la plupart des pays de la sous-région ouest-africaine, hormis le géant Nigeria, et la stabilité de la Côte d’Ivoire a toujours constituée un enjeu régional. La suite devait couler de source, avec la grande complicité du Premier Ministre Seydou Diarra. Lorsque ce dernier reçu la visite de Madame Henriette Dagri Diabaté venue lui présenter ses hommages, ce 28 juillet en début de soirée, Seydou Diarra était déjà en embuscade pour enclencher la mission secrète de rapprochement entre Bédié et Ouattara. Il mit donc à profit cette visite pour mettre Madame Diabaté dans le secret. Les deux s’en iront à leur tour visiter Alassane Ouattara, le « neveu » de M. Diarra et lui souhaiter la bienvenue. Après les salamalecs, le Premier Ministre informa Alassane Ouattara de la présence en face de sa suite de son aînée, Henri Konan Bédié. Il suggéra alors à l’ancien Premier Ministre de Felix Houphouët-Boigny d’aller le saluer. Aussitôt dit, aussitôt fait! Seydou Diarra, Henriette Dagri Diabaté et Alassane Ouattara frappent à la porte de Bédié, quelques instants après. L’ancien Président de l’Assemblée nationale sous Felix Houphouët-Boigny était à la fois surpris et heureux de cette visite inattendue. Et voilà les grandes accolades dans une ambiance d’émotions contenues mais que chacun a du mal à camoufler ! Le mur de glace venait de s’effondrer. Et c’était ainsi reparti, de fort belle manière, entre les deux leaders clés de l’opposition ivoirienne. Cette rencontre va renforcer d’autant leur complicité durant les deux jours de discussions. L’histoire retiendra que les deux hommes ne se sont plus jamais ignorés. Bien au contraire, ce contact historique, après des années de méfiance que le séjour à l’internat de Linas-Marcoussis n’était pas parvenu à effacer, aura réussi a provoqué le déclic dans leurs relations, ainsi que les rapports entre leurs deux formations politiques. Au sortir d’Accra III, les consultations deviennent plus régulières sur les sujets politiques nationaux majeurs, les deux hommes, sans doute, ayant également tiré les leçons des difficultés de la mise en œuvre de l’Accord politique de Linas-Marcoussis, du fait d’une insuffisance de concertation qui a encouragé les manœuvres dilatoires du Président Gbagbo. Notre source nous précise que, depuis son palais d’Accra, le Président Kuffor s’est régulièrement tenu informé, auprès du premier Ministre Seydou Diarra, de l’évolution des relations entre les héritiers de Felix Houphouët-Boigny et, surtout du projet de rapprochement politique, dont les bases ont été jetées en marge du sommet d’Accra III. Il en sera ainsi régulièrement jusqu’à ce 18 mai 2005. Le Premier Ministre ivoirien, en visite au Ghana, est reçu ce jour-là par le Président Kuffor. A la fin de l’audience, le Chef de l’État ghanéen juge nécessaire de s’enquérir des nouvelles des «enfants d’Houphouët ». Et Seydou Elimane Diarra de lui annoncer la grande nouvelle : « M.le Président, en ce moment précis où vous me recevez, les enfants d’Houphouët sont en train de signer, à Paris, l’accord de création d’une plate-forme politique mouvement dénommée Rassemblement des houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, RHDP ». Et le Président Kuffor, heureux, de s’exclamer : « Dieu soit loué! ». Cette anecdote rappelle combien ce qui se passe en Côte d’Ivoire ne laisse aucun de ses voisins indifférents, les Ghanéens encore moins qui vivent, pour certains, un sentiment de double appartenance géo-ethnique. L’Histoire des peuples du grand groupe Akan, ainsi que celles d’autres moins emblématiques, dans leur volonté inébranlable de ne pas rompre les liens de l’Histoire, ont largement contribué à faire battre les deux cœurs au même rythme, des deux côtes des frontières imposées par les empires coloniaux britanniques et français. Le récent séjour du Président Henri Konan Bédié Ghana, sur la terre de ses ancêtres, d’abord à Ansuta, capitale mythique des Akan, où il fut l’hôte du Roi des Ashanti, puis à Accra, ou il sera reçu successivement par les Présidents Nanan Akuffo Ado et John Kuffor, est évocateur de la solidité de cette fresque de l’Histoire. À coup sûr, à Ansuta, entre le Roi Ashanti et Henri Konan Bédié, ainsi qu’à Accra, il s’est passé des choses qui, espérons-le, marqueront positivement la grande Histoire que les héritiers de Felix Houphouët-Boigny sont décidés à écrire. Ensemble. Dans le RHDP unifié !

A. Sangaré

 

CHRONIQUE D'UNE ALLIANCE VICTORIEUSE

chronique d'une alliance forteC’est l’Union pour la démocratie et la paix (Udpci) qui a annoncé les couleurs. En février 2014 au cours d’un congrès à Yamoussoukro, le parti dirigé par Mabri Toikeusse, a donné son accord, à travers une résolution, pour le soutien à la candidature unique du président de la République pour le compte du Rhdp, pour la présidentielle de 2015. Mais avant, Mabri Toikeusse avait fait le tour des partis alliés pour les sensibiliser à adhérer à ce projet « cher ».

A  chaque rencontre, l’ex-ministre du Plan n’hésitait pas à donner cette explication. «Nous gérons le pouvoir ensemble. C’est le PDCI qui oriente la mise en œuvre du programme de gouvernement du chef de l’Etat à travers le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan. Tandis que l’UDPCI, avec le ministère du Plan et du développement est chargée de l’élaboration des stratégies pour la bonne application de ce programme. Cela veut dire que tous les partis du RHDP seront engagés dans le bilan en 2015. Dans ce sens, qu’est-ce que le candidat de l’UDPCI dira au peuple contre ceux du RDR, du PDCI et du MFA?  Qu’est- ce que le candidat du RDR dira contre ceux de l’UDPCI et du PDCI ? C’est clair nous ne pouvons pas nous permettre cela », avait-il pris position. Selon lui, les Ivoiriens ne pardonneraient pas au RHDP la présentation de plusieurs candidatures à la magistrature suprême. C’est pourquoi, il avait décidé de prendre son bâton de pèlerin très tôt. L’Udpci a été compris et très vite les autres partis lui ont emboité le pas. Des congrès ordinaires ont été organisés par chaque parti pour affiché leur soutien à cette candidature unique au sein du RHDP. Un appel que le président Bédié s’est approprié, engageant avec lui tout le PDCI en septembre de la même année avant d’être suivi un peu plus tard par le MFA et l’UPCI et tout naturellement le RDR. La date du 3 août 2015 restera gravée dans la mémoire des responsables du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Car, c’est à cette date que le Rhdp, alliance de partis politiques au pouvoir, s’est muée en groupement politique. « Depuis le 03 août 2015, le Rhdp est enregistré comme groupement politique au ministère d’Etat, ministère de l’intérieur, lui donnant une existence juridique », avait annoncé le dimanche 9 août 2015, à Cocody, Amadou Gon Coulibaly, actuel 1er vice- président du RDR. C’était à l’occasion de l’investi-ture de l’équipe de campagne d’Alassane Ouattara. Depuis lors, le Rhdp a une exis-tence juridique. Cette décision, fait savoir un cadre du RHDP, a été prise pour porter la candidature unique d’Alassane Ouattara lors des élections présidentielle de 2015. «C’était impossible pour nous en tant qu’al-lié de porter cette candidature unique. Il a fallu nous muer en groupement politique pour prendre cette décision », a-t-il expliqué ajoutant que ces textes déposés au ministère de l’intérieur marquaient la première étape du processus de mise en place du Parti unifié. Un processus qui continue de franchir des étapes dont l’apothéose aura lieu dans 18 mois avec l’organisation d’un congrès unitaire pour donner nais-sance officiellement au Parti unifié qui s’appellera Rhdp. Comme en novembre 2010, les houphouetistes venaient de montrer au monde entier que leur alliance demeure solide.

Assa Beda